21.09.2009
Critique littéraire épisode 2 : Jean Teulé
Vous l'attendiez tous, voici le deuxième épisode de ma saga littéraire de la semaine. Et pour enchaîner, voici un nouveau post sur une deuxième oeuvre de Jean Teulé : Le Montespan.
Alors, contrairement à la critique précédente sur Mangez-le si vous voulez!, j'en ai, pour le moment car j'en suis au trois-quart du livre, format poche (bien plus pratique au travail), une bonne impression.
L'histoire, véridique également, est celle-ci : tout le monde connaît La Montespan, illustre favorite de Louis XIV. Mais son mari, personnage pourtant haut en couleur, est trop longtemps resté dans l'ombre. D'époux comblé, le Montespan devient la risée des courtisans lorsque le roi prend sa femme pour maîtresse. Il n'aura de cesse de braver l'autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme. Il fut en cela l'une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin.
Et alors là, c'est un festival. On commence et on ne lâche plus. Personnellement, je lis ce livre tel qu'il est, c'est-à-dire comme un roman historique, avec sa part de fantaisie et sa part de vérité (la plus grande des deux). Et j'en ressors abasourdie par le rendu de l'époque (mais qu'est-ce qu'ils pouvaient être sales!) et par l'histoire de ce pauvre cocu magnifique.
Il est vrai qu'avant ce livre, jamais je n'avais entendu parler de ce marquis... et du cas des autres maris cocufiés par le Roi et limite heureux de l'être! Et oui, car qui dit faveur du roi pour la dame, dit rétributions en retour, histoire de calmer toutes vélléités de rebellion. C'était la façon de faire à l'époque. Vous aviez l'honneur de voir votre épouse choisie comme favorite par le Roi himself. Que demande le peuple?!
Mais le Montespan n'était pas homme à se laisser faire, quitte à en payer le prix fort. Et me voici embarquée dans une histoire à la fois palpitante et malheureuse. On ne peut s'empêcher de compatir au sort de ce triste sire.
En ce qui concerne l'écriture, ce qui m'a gêné le plus dans Mangez-le si vous voulez! m'a moins dérangé cette fois-ci, peut-être parce que le thème principal est également moins dérangeant. On ne peut qu'applaudir la volonté et l'effort de l'écrivain d'avoir fait un travail de recherches absolument hallucinant et qui rend bien service au livre et au lecteur qui se plonge, ainsi, bien plus facilement dans cette époque à la fois de gloire et de décadence.
En résumé, je conseille absolument ce livre pour celles et ceux qui aiment l'histoire sans pour autant avoir à se prendre le chou avec une austère biographie de 500 pages. Voilà qui est dit.

09:00 Publié dans Critiques littéraires d'un Flocon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2009
Critique littéraire épisode 1 : Jean Teulé
Afin de faire partager au plus grand nombre - en résumé, les trois lecteurs qui me suivent - mes goûts et couleurs en matière littéraire, je lance aujourd'hui le premier épisode de la saga " La critique littéraire de Flocon". Attention, ça dépote.
Pour inaugurer cette session, j'ai décidé de me lancer sur deux livres de Jean Teulé dont j'ai entendu le plus grand bien. Le premier ouvrage à passer sous ma plume est Mangez-le si vous voulez, dont l'histoire vraie (et d'autant plus glaçante) se résume en un fait divers sordide : le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d’un voisin sans ressources (...). Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé.
Après une rapide lecture de la quatrième de couverture, soit on rebrousse chemin très vite, soit, comme moi, on s'appuie sur les critiques dythirambiques de "ça balance à Paris", émission culturelle dont j'ai désormais appris à me méfier des avis positifs comme négatifs, et on achète le livre.
Les premiers chapitres s'égrènent et pour le moment, tout va bien.
Et puis on entre dans le vif du sujet, sans mauvais jeux de mots. La littérature fait place à la violence des faits, d'autant plus insoutenables que l'on ne peut s'empêcher de penser tout au long des pages qui se tournent qu'ils sont véridiques. Comment les hommes peuvent-ils faire "ça"?!
Sans déflorer l'intrigue, on sait ce qui arrive à la fin et l'agonie de cet Alain de Monéys est tellement longue qu'elle en donne presque la nausée. Voilà pour l'histoire qui en dit (très) long sur la nature humaine et sur l'effet de groupe.
Quant à l'écriture elle-même, j'avoue avoir été quelque peu déçue par l'enchaînement des expressions d'époque, tel un catalogue sans fin ayant pour seul et unique but de "nous mettre dedans". D'un autre côté, je me suis immanquablement posé des questions de toutes sur le pourquoi du comment une telle chose avait pu arriver. Pourrait-elle avoir lieu aujourd'hui? Peut-être pas dans les mêmes proportions, et encore. J'en doute.
En résumé, voilà un livre qu'à coup sûr je n'oublierai pas, mais peut-être pas pour les raisons qui ont poussé Jean Teulé à l'écrire.

19:33 Publié dans Critiques littéraires d'un Flocon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.09.2009
J'ai testé... les faux ongles chez Manucurist
Pour commencer, moi et les ongles, la manucure, le bien-être de mes mimines... bon bah on va dire que ce n'est pas une de mes priorités. Oui, je sais, c'est mal, mais je suis comme ça. Enfin, j'étais comme ça, jusqu'à ce que... oui, jusqu'à ce que je me botte mon charmant derrière pour prendre rendez-vous chez Manucurist. Ras-le bol d'avoir limite honte de serrer la main de ses clients avec des ongles raplaplas! Stop au laisser-aller! Stop à l'incurie!!! Ok, je m'emballe un tout petit peu.
Donc, en ce jour presque béni du samedi 12 septembre, je me trotte gentiment vers la boutique où je me prépare à laisser opérer la fée des mains. Tout commence par un, comment dire, ponçage intensif des ongles, façon tu n'as plus rien et en plus, ils sont rayés à mort (c'était bien la peine d'y faire attention tiens), puis tout s'enchaîne avec un passage, que dis-je, deux ou trois passages d'alcool pour désinfecter le tout.
Malheureusement, quand vos "petites peaux" sont passées de vie à trépas, l'alcool, ça pique et pas qu'un peu. D'accord, certes, bon, il faut savoir souffrir pour s'embellir un peu. Je fais donc contre mauvaise fortune bon coeur. Et c'est maintenant au tour de la pose de gel, du polissage, gel, polissage... j'avoue que tout s'est un peu mélangé là-dedans. Puis c'est au tour (encore) de la French.
Résultat des courses : c'est un peu long, mais pas trop. La boutique n'empeste pas l'acétone et ça, c'est vraiment bien. Quant à mes ongles, là, c'est une toute autre histoire. Je m'explique : après avoir passé pas moins de, grosso modo, 20 ans sans ongles dignes de ce nom, il s'avère assez difficile pour une novice comme moi de faire les gestes du quotidien avec autant de naturel que possible.
Même si mes nouveaux ongles sont relativement courts, le débouchage de gel douche le matin relève du parcours du combattant (si, si, c'est véridique - allez déboucher un truc qui se rebelle quand, en plus, vous vous gelez tellement il fait froid sous la flotte...), taper sur le clavier ressemble à Mission Très Difficile à chaque instant de la journée et pour finir, l'une de mes collègues, qui n'a évidemment pas l'habitude de me voir avec "ça" et qui me voit me dépatouiller avec un stylo se fout gentiment de mes "ongles de pétasses". J'adore.
En résumé, c'est incontestablement plus classe, plus féminin, mais alors, c'est du sport d'avoir des faux ongles!!!

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