19.10.2009
Critique littéraire épisode 5 : Joséphine
Cinquième épisode de ma saga littéraire : les aventures palpitantes de Joséphine (Tome I et II).
- C'est comme le fast-food : c'est bon sur l'instant, mais ça passe trop vite!!! Les pages défilent trop vite, on en veut toujours plus!
- C'est légèrement moins "drôle" que le site. Ok, l'histoire n'est, évidemment, pas la même, mais on en ressort quelque peu frustré. Enfin c'est mon cas
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22.09.2009
Critique littéraire épisode 4 : Au-delà du mal
Alors pour ce quatrième épisode de ma saga littéraire, voici le coup de gueule du jour : Au-delà du Mal de Shane Stevens.

Selon la critique de Fnac.com (qui ressemble peu ou prou à toutes les autres critiques sur ce pseudo chef d'oeuvre), le polar contemporain nous a habitués à toutes sortes de serial killers. Mais ce fulgurant thriller est différent. Publié aux États-Unis en 1979, "Au-delà du mal" est un classique du genre au même titre que "Le Silence des agneaux" de Thomas Harris ou "Le Dahlia noir" de James Ellroy. Une oeuvre culte dont trente ans plus tard on ne sait toujours rien de l’auteur (qui signe sans doute sous un pseudonyme). Une des plus fascinantes plongées du roman noir dans les ténèbres de l’âme humaine.
Oui et bah non. Double non. Triple non. Révolte.
- J'ai manifestement loupé le côté culte de ce bouquin
- Un roman noir? Pas convaincue je suis
- Une plongée dans les ténèbres de l'âme humaine? Mouais, peut-être et encore
En résumé, il semblerait que je sois passée complètement à côté de ce chef d'oeuvre des temps modernes relatant l'histoire d'un pauvre gamin battu tant et plus par sa maman et qui termine, comme de bien entendu, en serial killer du siècle. A quoi je m'attendais? A un cousin du Silence des Agneaux, à une plongée dans le côté obscur de la Force... bref, à un lire qui limite, va m'empêcher de dormir.
Hélàs, je suis tombée sur un pavé à peine saignant relatant encore et toujours les mêmes meurtres, avec le même modus operandi - une fois, deux fois, trois fois, je vais finir par comprendre ce qui va se passer. L'histoire traîne, par ailleurs, tellement en longueur que je finis par sauter des pages pour trouver de l'action... et me demande pourquoi Diable ces flics censés être des cadors ne se doutent toujours de rien au sujet de... je ne ne peux pas vous en dire plus si vous souhaitez le lire.
En résumé : c'est long, lent et gris au lieu d'être noir. J'ai eu l'impression de me retrouver à visionner un film encensé par les critiques du Festival de Cannes, mais tellement chiant à l'arrivée. Gageons que si les droits sont repris un jour, le soi-disant piquant de ce livre saura être mis en avant... parce qu'en ce qui me concerne, je me suis noyée dans de l'eau douce.
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21.09.2009
Critique littéraire épisode 3 : Chroniques d'un médecin légiste
Troisième petit épisode la saga du livre : Chroniques d'un médecin légiste, de Michel Sapanet. Comme son nom l'indique, ce livre relate les palpitantes "vraies" aventures d'un médecin légiste Français. Jouissif, jubilatoire, drôle... tout en étant informatif.
Alors non, les experts des services médico-légaux ne se pointent pas en talons et en pantalon blanc sur la scène de crime, tout référence aux Experts Miami étant purement fortuite. Non, ils n'arrêtent pas les méchants pas beaux avec leurs flingues rutilants et oui, la mort, c'est moche et ça ne sent pas bon. Et enfin oui, la recherche d'ADN prend plus de temps qu'un épisode de 52 minutes...
En résumé, le style qu'apporte l'auteur à cet ouvrage allège l'ambiance pesante des "scènes de crime" et nous projette dans son univers fait de situations glauques et ubuesques... mais pas que, car j'y ai appris pas mal de choses sur le quotidien des médecins légistes, qui passent allègrement des cadavres parfois en putréfaction à la médecine légale pour les personnes ayant reçues des coups et blessures.
Les chapitres s'enchaînent à la vitesse de l'éclair, chaque histoire a son univers propre, et chaque tragédie garde une part de mystère et de dignité. C'est glauque, sombre, mais tellement bien écrit qu'on en redemanderait presque.
14:17 Publié dans Critiques littéraires d'un Flocon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Critique littéraire épisode 2 : Jean Teulé
Vous l'attendiez tous, voici le deuxième épisode de ma saga littéraire de la semaine. Et pour enchaîner, voici un nouveau post sur une deuxième oeuvre de Jean Teulé : Le Montespan.
Alors, contrairement à la critique précédente sur Mangez-le si vous voulez!, j'en ai, pour le moment car j'en suis au trois-quart du livre, format poche (bien plus pratique au travail), une bonne impression.
L'histoire, véridique également, est celle-ci : tout le monde connaît La Montespan, illustre favorite de Louis XIV. Mais son mari, personnage pourtant haut en couleur, est trop longtemps resté dans l'ombre. D'époux comblé, le Montespan devient la risée des courtisans lorsque le roi prend sa femme pour maîtresse. Il n'aura de cesse de braver l'autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme. Il fut en cela l'une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin.
Et alors là, c'est un festival. On commence et on ne lâche plus. Personnellement, je lis ce livre tel qu'il est, c'est-à-dire comme un roman historique, avec sa part de fantaisie et sa part de vérité (la plus grande des deux). Et j'en ressors abasourdie par le rendu de l'époque (mais qu'est-ce qu'ils pouvaient être sales!) et par l'histoire de ce pauvre cocu magnifique.
Il est vrai qu'avant ce livre, jamais je n'avais entendu parler de ce marquis... et du cas des autres maris cocufiés par le Roi et limite heureux de l'être! Et oui, car qui dit faveur du roi pour la dame, dit rétributions en retour, histoire de calmer toutes vélléités de rebellion. C'était la façon de faire à l'époque. Vous aviez l'honneur de voir votre épouse choisie comme favorite par le Roi himself. Que demande le peuple?!
Mais le Montespan n'était pas homme à se laisser faire, quitte à en payer le prix fort. Et me voici embarquée dans une histoire à la fois palpitante et malheureuse. On ne peut s'empêcher de compatir au sort de ce triste sire.
En ce qui concerne l'écriture, ce qui m'a gêné le plus dans Mangez-le si vous voulez! m'a moins dérangé cette fois-ci, peut-être parce que le thème principal est également moins dérangeant. On ne peut qu'applaudir la volonté et l'effort de l'écrivain d'avoir fait un travail de recherches absolument hallucinant et qui rend bien service au livre et au lecteur qui se plonge, ainsi, bien plus facilement dans cette époque à la fois de gloire et de décadence.
En résumé, je conseille absolument ce livre pour celles et ceux qui aiment l'histoire sans pour autant avoir à se prendre le chou avec une austère biographie de 500 pages. Voilà qui est dit.
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20.09.2009
Critique littéraire épisode 1 : Jean Teulé
Afin de faire partager au plus grand nombre - en résumé, les trois lecteurs qui me suivent - mes goûts et couleurs en matière littéraire, je lance aujourd'hui le premier épisode de la saga " La critique littéraire de Flocon". Attention, ça dépote.
Pour inaugurer cette session, j'ai décidé de me lancer sur deux livres de Jean Teulé dont j'ai entendu le plus grand bien. Le premier ouvrage à passer sous ma plume est Mangez-le si vous voulez, dont l'histoire vraie (et d'autant plus glaçante) se résume en un fait divers sordide : le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d’un voisin sans ressources (...). Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé.
Après une rapide lecture de la quatrième de couverture, soit on rebrousse chemin très vite, soit, comme moi, on s'appuie sur les critiques dythirambiques de "ça balance à Paris", émission culturelle dont j'ai désormais appris à me méfier des avis positifs comme négatifs, et on achète le livre.
Les premiers chapitres s'égrènent et pour le moment, tout va bien.
Et puis on entre dans le vif du sujet, sans mauvais jeux de mots. La littérature fait place à la violence des faits, d'autant plus insoutenables que l'on ne peut s'empêcher de penser tout au long des pages qui se tournent qu'ils sont véridiques. Comment les hommes peuvent-ils faire "ça"?!
Sans déflorer l'intrigue, on sait ce qui arrive à la fin et l'agonie de cet Alain de Monéys est tellement longue qu'elle en donne presque la nausée. Voilà pour l'histoire qui en dit (très) long sur la nature humaine et sur l'effet de groupe.
Quant à l'écriture elle-même, j'avoue avoir été quelque peu déçue par l'enchaînement des expressions d'époque, tel un catalogue sans fin ayant pour seul et unique but de "nous mettre dedans". D'un autre côté, je me suis immanquablement posé des questions de toutes sur le pourquoi du comment une telle chose avait pu arriver. Pourrait-elle avoir lieu aujourd'hui? Peut-être pas dans les mêmes proportions, et encore. J'en doute.
En résumé, voilà un livre qu'à coup sûr je n'oublierai pas, mais peut-être pas pour les raisons qui ont poussé Jean Teulé à l'écrire.
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