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22.09.2009

Critique littéraire épisode 4 : Au-delà du mal

Alors pour ce quatrième épisode de ma saga littéraire, voici le coup de gueule du jour : Au-delà du Mal de Shane Stevens.

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Selon la critique de Fnac.com (qui ressemble peu ou prou à toutes les autres critiques sur ce pseudo chef d'oeuvre), le polar contemporain nous a habitués à toutes sortes de serial killers. Mais ce fulgurant thriller est différent. Publié aux États-Unis en 1979, "Au-delà du mal" est un classique du genre au même titre que "Le Silence des agneaux" de Thomas Harris ou "Le Dahlia noir" de James Ellroy. Une oeuvre culte dont trente ans plus tard on ne sait toujours rien de l’auteur (qui signe sans doute sous un pseudonyme). Une des plus fascinantes plongées du roman noir dans les ténèbres de l’âme humaine.

Oui et bah non. Double non. Triple non. Révolte.

  1. J'ai manifestement loupé le côté culte de ce bouquin
  2. Un roman noir? Pas convaincue je suis
  3. Une plongée dans les ténèbres de l'âme humaine? Mouais, peut-être et encore

En résumé, il semblerait que je sois passée complètement à côté de ce chef d'oeuvre des temps modernes relatant l'histoire d'un pauvre gamin battu tant et plus par sa maman et qui termine, comme de bien entendu, en serial killer du siècle. A quoi je m'attendais? A un cousin du Silence des Agneaux, à une plongée dans le côté obscur de la Force... bref, à un lire qui limite, va m'empêcher de dormir.

Hélàs, je suis tombée sur un pavé à peine saignant relatant encore et toujours les mêmes meurtres, avec le même modus operandi - une fois, deux fois, trois fois, je vais finir par comprendre ce qui va se passer. L'histoire traîne, par ailleurs, tellement en longueur que je finis par sauter des pages pour trouver de l'action... et me demande pourquoi Diable ces flics censés être des cadors ne se doutent toujours de rien au sujet de... je ne ne peux pas vous en dire plus si vous souhaitez le lire.

En résumé : c'est long, lent et gris au lieu d'être noir. J'ai eu l'impression de me retrouver à visionner un film encensé par les critiques du Festival de Cannes, mais tellement chiant à l'arrivée. Gageons que si les droits sont repris un jour, le soi-disant piquant de ce livre saura être mis en avant... parce qu'en ce qui me concerne, je me suis noyée dans de l'eau douce.

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