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14.03.2009

J'ai testé... l'opération de la jambe

Ma foi, je tiens à dire que ce type de test n'est pas une chose fondamentale dans vie quotidienne. Si je peux m'en passer, je le fais. Mais là, manque de chance, j'y suis passée.

Première étape il y a un mois, digérer le fait que j'allais me faire opérer de la jambe. Rien de très compliqué, juste la veine saphène supérieure à enlever. Tu verras, c'est simple et c'est une petite anesthésie... Moui, ok, c'est une opération simple, mais quand même.

Etape deux : ne pas trop flipper hier matin en arrivant à la Clinique.

Attendre aux admissions (pas trop longtemps, c'est déjà ça). Attendre au marquage (beaucoup plus longtemps, ça laisse le temps au stress de monter). Attendre dans ma chambre (un peu). Prendre un comprimé d'Atarax pour me calmer (merci l'anesthésiste, mais oups, ça n'a pas fait grand effet). Etre prise en charge par le brancardier (craquounou en diable)... d'ailleurs, impossible de faire la conversation, on a la trouille, et en chemise en papier avec une charlotte bleue sur les cheveux, c'est moyen glam'. Attendre une bonne grosse demi-heure en "salle de réveil" faisant également office de salle d'attente...

Avoir froid, peur, claquer des dents.

Voir arriver l'anesthésiste à qui vous avez fait promettre de vous piquer au poignet droit et qui finalement, vous loupe une première fois à gauche, puis vous pique au pli du coude gauche. Pleurer de frayeur...

Etre amené par un second brancardier au bloc, claquer des dents encore plus. Sentir la brûlure de l'anesthésie dans les veines, sentir son goût dans la bouche... Voici la première partie de ma journée. Et Dieu sait à quelque point j'ai pu la redouter et l'espérer pour pouvoir passer plus vite à autre chose.

Je me réveille, enfin. En pleurant. Je ne sais pas pourquoi, mais je fonds en larmes en me réveillant. L'infirmière me dit que c'est normal, c'est l'effet de l'anesthésie, encore. J'attends ensuite, me réveille doucement, ai mal au coeur, mais toujours surveillée comme le lait sur le feu par les infirmières. Un luxe.

Me revoilà dans la chambre avec ma "colocataire"... 60/70 ans, "provinciale" (c'est pas moi qui le dit) et surtout, allergique au lait, crème et beurre, mais qui va au restaurant l'avant-veille de son intervention et qui fait une petite intoxication alimentaire. Du coup, j'ai le droit au même discours toute la journée et sur ses conséquences, dont je passe les détails.

De mon côté, je suis bandée façon momie. Je ne peux quasiment pas bouger et surtout, je ne peux pas aller au pipi-room... Le calvaire, la torture, l'atroce moment à vivre. Et ces bonnes infirmières qui m'interdisent de me lever. Le bassin? Non merci... Je tiens jusqu'en milieu d'après-midi, jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle infirmière, venue me refaire le pansement. Gloire à elle.

La journée se passe, il est presque 19h. Le chirurgien arrive enfin. Je sors avec 15 jours d'arrêt maladie. Et ça fait beaucoup... mais la suite me prouvera que je vais me laisser faire... peut-être.

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