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12.12.2008
J'ai testé le métier d'attachée de presse
Il y a comme une épidémie dans l’air. Et elle frappe dur, un peu comme la grippe ou la gastro en hiver. Il y a comme un consensus en ce moment pour viser une profession, suffisamment méconnue pour en tirer des conclusions hâtives, des poncifs éculés, des caricatures exécutées à gros traits…
Les journalistes sont les premiers atteints, car premiers visés par la maladie. Et lorsqu’ils se piquent de vouloir croquer une profession qu’ils côtoient tous les jours mais qu’ils connaissent mal, ça donne des chroniques comme celle des Maternelles. Et l’humour tombe à plat. Et les professionnels se rebellent, se révoltent et montent leurs groupes sur Facebook.
Il y a également les blogueurs dits influents, qui le sont bien souvent de plus en plus, et qui s’engouffrent dans la brèche. C’est encore meilleur quand ça se mange froid, quand le blogueur ou la blogueuse pour le coup, a eu une petite expérience qui lui permet de s’étaler, quelques années plus tard, et de dire : moi moi moi aussi je connais !
Alors oui, il y a de tout chez les attachées de presse, le gros mot est lâché.
Attachée de presse, c’est fou comme ce terme générique hérisse le poil de tous. Pourquoi tant de parti pris, d’idées reçues sur le sujet ? Et puis d’abord, c’est quoi une attachée de presse ?
Pour le commun des « mortels », l’AdP est la représentation réelle d’Elie Kakou, en blonde. Je tutoie tout le monde et tout le monde me tutoie. Mes produits sont géniaux, j’adore mes clients, ils sont trop forts. Et toi journaliste, je te kiffe, tu es mon ami (bien avant Facebook d’ailleurs), alors parle, si tu le veux bien, de mon produit qui décape tout et peut-être que je t’enverrai des échantillons pour Noël.
Bah oui… mais non.
Déjà, il y a plusieurs sortes d’attachées de presse ou de consultant RP, selon que vous êtes dans un bureau de presse ou dans une agence de conseils en communication.
Ensuite, notre principal boulot, puisque je fais partie, pour l’instant, de cette caste si spéciale, est de conseiller nos clients sur la meilleure façon possible de les montrer dans les médias, que ce soit TV, Radios, Presse Ecrite et/ou blogs.
Et c’est un job qui prend du temps et des neurones. Et oui, contrairement aux croyances populaires, il faut en avoir pour faire ce travail : trouver des axes de communications pas trop « commerciaux », rédiger des mémos, des recommandations, des briefs, des plans de communication… et appeler les journalistes, sans pour autant en faire nos potes du moment.
Trouver la bonne formule, le bon contact, c’est un travail de longue haleine et pas des vacances à l’année.
Alors j’aime bien rire de tout et de rien. L’humour, c’est essentiel. Mais par pitié, qu’on arrête de stigmatiser un job comme un autre, avec ces perles et les autres… Ne laissons pas des chroniques dites humoristiques et des images d’Epinal gâcher un métier qui prend du temps, qui, nerveusement, est dur et qui fait partie d’un secteur où l’on est vieux à 40 ans. A bon entendeur…

14:20 Publié dans J'ai testé... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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